Comme ça vient #1 – Un couple en forêt

Bonjour bonjour 👋

Vous connaissez les micronouvelles ? C’est un genre littéraire particulier puisqu’il englobe des textes très courts. L’auteur KeoT propose une image tous les jours via son compte Instagram, et le but est d’écrire un petit texte à partir de l’image du jour. Vous me suivez ? 😉

Ci-dessous l’image d’hier 👇

Post de Keot Micronouvelles du 18 juillet 2022

Cette fois-ci j’ai eu l’envie de m’éloigner un peu de l’image à proprement parler et j’ai écrit un texte un peu plus long. Ce n’est qu’un premier jet avec les mots comme ils me viennent (d’où le nom du concept en titre « Comme ça vient »). Le texte n’est pas terminé ! Mais j’ai pensé qu’il serait intéressant de vous le partager !

Le chant des grillons se mêlent à la chaleur du vent. La musique se fait sans cesse interrompre par les pas d’un couple de randonneurs, venus explorer la forêt de nuit. Eux-mêmes ignorent ce qui les a poussés à s’aventurer seuls, armés seulement de leur téléphone, utilisé comme lampe de poche. Il y a encore quelques minutes, ils n’avaient pas pris la peine de s’éclairer, la Lune s’en chargeait pour eux. Ces rayons argentés, agréables à regarder, les permettaient d’observer des battements d’ailes effrayées, des petites foulées lointaines frottant la terre sèche. En vérité, cet instant de pure quiétude n’était qu’un voile, car sitôt retiré par l’arrivée à vive allure des nuages, le cadre apaisant de la forêt se révèle beaucoup plus inquiétant.

Ça te dirait d’accélérer un peu ?
Je fais que ça, répond Julie, exacerbée.


Matthieu soupire, un peu agacé de devoir ralentir le pas pour éviter de perdre sa petite-amie en chemin. Quant à cette dernière, le manteau noir dont vient de se couvrir la forêt ne fait qu’aggraver son angoisse. Cette fois, Matthieu a été obligé de s’arrêter. Il sort son téléphone de sa poche et allume le flash afin d’y voir plus clair. La jeune femme est plus loin qu’il ne le pensait. Avec sa chemise rouge à carreaux et la faible épaisseur des nuages, elle reste assez visible jusqu’à une dizaine de mètres. La voix un peu affaiblie, Julie s’accoude un moment au tronc d’un immense cèdre, dont les premières branches sont si hautes qu’aucun être humain ne peut espérer les effleurer avec un petit escabeau. S’accorder une pause ne fait pas partie du plan du jeune homme qui ne demande qu’à avancer.

Sérieux on y est presque, tu te reposeras après.
Je crois que je me suis fait mal…
Normalement c’est toujours tout droit.

Pourtant persuadée que son petit-ami ne l’a pas entendue, Julie se résigne à repartir, boitant faiblement de la jambe gauche. Ce qu’elle ignore ou bien préfère ignorer, c’est le filet ininterrompu de sang qui coule depuis son genou écorché, quasiment invisible à cause de son jean. Elle imite Matthieu en se servant aussi du flash de son téléphone, mais pour éclairer le sol par peur de tomber dans un trou. Rassurée par le rythme régulier des pas de son compagnon, Julie ne s’embête plus à regarder devant elle.
Matthieu demeure sur ses gardes, conscient d’être prudent pour deux.

Voilà ce que j’ai écrit ce matin avec pour musique des sons d’ambiance d’une forêt en pleine nuit 😂 je n’ai même pas corrigé 😱 qu’en pensez-vous ? Dites-moi en commentaire votre avis (positif comme négatif évidemment) ! 😊

Merci de m’avoir lu ! Nous nous retrouverons très bientôt pour d’autres virées littéraires !

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