Abandonnée par tous mes sens.
Je suis à la merci de mes connaissances.
Éprise de toi comme tu l'es de moi.
Je suis en bas, ma tête dans tes bras.

Nuages qui suintent, de l'eau qui fuit.
S'immisce dans nos habits.
L'éclaircie après la pluie.

Falaise en ruines, plus loin.
Les marches vers la mort nous font signe.
Attirés par un cygne.
Plus près, cœurs par les mains.

Le grenier où tu m'as entraînée.
En me disant ne bouge pas je reviens.
J'ai compté les poussières du plancher.
Redoutant les grognements des chiens.

Cachée derrière un miroir.
Je prie pour y voir ton reflet.

Ce qu'il s'est passé.
Ce que les arbres ont vu.
Avec eux notre accord est convenu.
J'y vois plus clair, je peux m'en aller.

Deux mains m'attendant.
Au rythme du temps.
J'en ferai autant.
Pourtant.
La plume s'égare souvent.
Emportée par le vent.
Portée tel un vivant.
Ma tête en bas, dans tes bras.

Je sens ton regard qui fuit.
Et les nuages qui s'assèchent.
Les songes ne viennent pas.
Ils viennent quand tu es là.

Quand tes yeux rencontrent mes yeux.

Ma planète se change en merveille.
Ma nature meurt et revit.
Mes bravoures et mes peurs s'enlacent.
Mes genoux s'ébranlent.
Ma coupe déborde.
Ma poitrine se résorbe.
Et mon cœur se fige, et s'emballe, et se tétanise.
Dans un tumulte incompréhensible.

Ta main qui se tend.
Je ne la prends pas.
Parce que j'ai vu entre-temps.
Un avenir plus grand, à deux pas.

Ma bravoure l'emporte parfois.
Comme parfois les bonnes personnes gagnent.

Du temps pour tout, même pour l'absence.
C'est l'histoire de deux chemins.
Pour une seule destination.
Du temps à prendre, même pour une rose.

En attendant, j'attends.
Pour m'occuper l'esprit.
J'inspire.
Et j'écris.
Catégories : Poèmes

Ceryse

19 ans | Fantasy L'univers entre les mondes (fin 2021) Comité de lecture chez Evasion Editions

3 commentaires

Clément · 3 juin 2021 à 17h25

A tes vers, les peines sont éphémères,
Les intempéries ne sont que sommaires.
La mélancolie un voile à chasser
Et le regret une porte à passer

A tes vers, le soleil n’est jamais loin.
Les histoires dont la pluie est témoin,
Paisiblement, finissent par s’éteindre
Et les cœurs solitaires par s’étreindre.

A écrire, voici que tu m’inspires.

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