Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe.
Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté… Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau ! Loin d’être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c’est compter sans la mesquinerie des autres élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

Résumé de Carrie, Stephen King (1974) – traduction de l’anglais (Etats-Unis) par Henri Robillot.

Auteur qu’on ne présente plus aujourd’hui, Stephen King publie son tout premier roman en 1974 : Carrie. C’est un roman d’horreur, dont l’intrigue se déroule dans le Maine, à Chamberlain. Carrieta « Carrie » White est un des personnages auquel je me suis le plus attachée de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent, et je vais vous expliquer pourquoi !

Structure originale

Le roman se découpe en plusieurs parties, avec dans chacune d’elles l’intrigue principale au narrateur omniscient, mais également des extraits d’articles de journaux d’époque, d’ouvrages sur le cas de Carrieta White, et surtout sur l’évènement tragique dont l’auteur nous parle de plus en plus fréquemment à mesure que l’heure fatidique s’approche ! Je n’ai pas vu l’adaptation en film Carrie au bal du diable (réalisé par le grand Briam de Palma en 1976), mais je savais vaguement de quoi retournait ce fameux évènement avant de lire le livre.

Mais le pire c’est que ça aurait pu bien finir ! Pourquoi ??

Ma seule pensée pendant une bonne partie du livre…

Carrie, une jeune fille avant tout !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie n’a pas beaucoup souri à notre pauvre Carrie. Je me suis identifiée à elle comme cela m’arrive rarement. On ne peut jamais comprendre ce que pense et vit Carrie, on ne peut que l’imaginer, et c’est ce que je trouve fort dans l’écriture de Stephen King. Avant tout ce qu’elle peut faire dans son histoire, je vois Carrie comme une adolescente sensible, qui malgré le fanatisme religieux de sa mère qui la pousse parfois à enfermer sa propre fille plusieurs jours dans un placard, essaie à tout prix d’être comme les autres. Malheureusement pour elle, il y aura la farce de trop. Même si je sais que c’est un livre d’horreur et que cela ne peut pas bien se terminer, je ne peux m’empêcher de regretter l’avenir radieux qui s’est offert à Carrie, durant ses quelques instants de bonheur au bal, avec Tom… Tom… non je vais arrêter là sinon je vais pleurer.

Aucun défaut ? … Non je n’en vois pas

La télékinésie de Carrie est essentiel à l’histoire, et j’ai tout simplement adoré la dernière partie du livre, c’est-à-dire le moment du dit évènement et tout ce qu’il se passe après l’incident qui fera perdre pour toujours la raison à Carrie. Les pensées des personnages nous apparaissent de temps à autre entre parenthèses, avec des propos qui n’ont parfois pas de lien direct avec ce dont le narrateur nous parle, et j’ai trouvé ça brillant.

Pour finir, je vous laisse un extrait de cet excellent roman :

Des souvenirs d’enfance, confus, déformés, mais tout à fait réels. Des images au mur qui s’étaient mises à danser, les robinets ouverts d’un bout de la pièce à l’autre ; maman lui demandant
(Carrie ferme la fenêtre il va pleuvoir)
de faire quelque chose et les fenêtres qui se mettent à battre dans toute la maison ; les quatre pneus de la Volkswagen de Miss Macaferty dégonflés en même temps en dévissant à distance les valves ; les pierres…
(!!!!! non non non non non !!!!!)
mais aujourd’hui, il n’était pas question de nier la véracité des souvenirs, pas plus que la réalité du flux menstruel, et ce souvenir-là n’était pas compris ; il était étincelant, fulgurant, comme tracé d’un éclair : la petite fille
(maman arrête maman non je ne peux plus respirer oh ma gorge oh pardon maman pardon oh ma langue le sang dans ma bouche)
la pauvre petite fille
(hurlant : petite putain je vois bien de quelle race tu es je sais ce qu’il me reste à faire)
[…]

Extrait de Carrie par Stephen King (1974), pages 112 et 113 édition Le Livre de Poche de mars 2021

Qui est l’auteur ?


Stephen King

« Ecrire, c’est un peu comme s’agripper à l’arrière d’un bus en roller, il n’y a plus qu’à se laisser guider. »

— Stephen King, écrivain américain

Je vous invite à consulter le site internet Stephen King France pour connaître toutes les actualités du King ! Je trouve leur contenu très enrichissant et instructif.


Merci !

J’espère que cette petite escapade avec Stephen King vous a plu ! Je retrouve à mes livres et mes cahiers, et vous donne rendez-vous à une prochaine chronique… En attendant, je vous invite à retrouver mes anciennes chroniques !

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